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Nos poussins : une expérience inoubliable !

Un matin, la maîtresse a installé une mystérieuse machine dans notre classe. Intrigués, nous l’avons observée attentivement et formulé des hypothèses pour deviner à quoi elle pouvait bien servir : une machine à barbe à papa ? Un robot pour faire des glaces ? Pour couper du chocolat ? Pour fabriquer un arc-en-ciel ?

Le lendemain, des œufs ont été déposés dans la machine ! Nous avons alors imaginé quel animal pouvait s’y trouver : des dinosaures ? Des serpents ? Des poussins ? Des chats ?
C’était l’occasion parfaite de classer les animaux en deux catégories : les ovipares et les vivipares.

L’incubation

Grâce à plusieurs livres et aux connaissances de certains élèves, nous avons appris que cette machine s’appelle une couveuse. Elle permet de maintenir les œufs bien au chaud, comme le ferait une poule. Chaque matin, nous avançons une petite pince sur notre ligne du temps pour suivre le développement des poussins. Nous devons nous montrer patients : le poussin a besoin de 21 jours pour se développer.

Pendant cette période, nous en avons profité pour approfondir nos connaissances sur les œufs et les poussins. Nous avons comparé les œufs de la couveuse avec ceux achetés en magasin en les mirant, c’est-à-dire en les observant avec une lampe de poche dans l’obscurité. Nous avons constaté que seuls les œufs de la couveuse contenaient un poussin.

Après avoir regardé un reportage, nous avons compris qu’un œuf doit être fécondé par un coq pour qu’un poussin puisse se développer. Nous avons ensuite énuméré les différents besoins des œufs durant l’incubation : la chaleur, le mouvement, l’humidité et le temps.

Nous avons ensuite cassé un œuf du magasin pour l’observer de plus près. Nous avons appris que le jaune sert de réserve de nourriture pour le poussin et que le blanc le protège et lui apporte de l’eau et des protéines. Nous avons également découvert qu’il existe une petite poche d’air dans l’œuf. Elle permet au poussin de respirer juste avant de sortir de sa coquille, au moment du bêchage.

La fine membrane sous la coquille protège l’œuf des microbes et des bactéries. Nous avons observé différents oeufs et compris que leur couleur dépend de la race de la poule. Nos œufs proviennent de la race Marans, connue pour sa coquille très foncée.

L’éclosion

Trois jours avant l’éclosion, nous avons arrêté de retourner les œufs et ajouté des éponges dans la couveuse afin d’augmenter l’humidité. Les œufs de poules de race Marans possèdent une coquille particulièrement épaisse. Une humidité plus élevée est donc nécessaire pour aider le poussin à percer sa coquille et à sortir.

Nous nous sommes interrogés sur les besoins du poussin et avons préparé un grand carton aménagé avec de l’eau, des graines adaptées aux poussins, des copeaux et une plaque chauffante. Une fois bien secs, nous avons placé les poussins dans le carton. Quatre poussins sont nés. Malheureusement, l’un d’eux était trop faible et n’a pas survécu et un autre avait une patte non fonctionnelle. Il ne pouvait pas se déplacer et n’a pas réussi à se nourrir ni à boire.

Pour les deux survivants, nous avons choisi de très jolis noms : Plume et Biscotte. Nous les avons gardés quelques jours en classe. C’était un vrai bonheur de les observer et d’entendre leurs petits « piou-piou ».